Déclarations lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme

Le Conseil des droits de l’homme se réunit pour sa 61e session du 23 février au 31 mars 2026. Vous trouverez ci-dessous toutes nos déclarations faites au cours de cette session, dès qu’elles seront disponibles. Nos interventions passées sont disponibles ici.


Point 6 : Examen périodique universel – Croatie (20 mars)

Franciscans International s’est félicité de l’acceptation des recommandations relatives à la mise en place de cadres formels et de mécanismes nationaux associant les acteurs de la société civile, ainsi qu’à la protection des droits humains des migrants. Nous avons exhorté le gouvernement à coopérer avec les acteurs de la société civile en vue de la mise en œuvre de ces recommandations. 

Déclaration complète (en anglais)

Point 6 : Examen périodique universel – Panama (18 mars)

Tout en nous félicitant que le Panama ait accepté 16 des 17 recommandations concernant la protection des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés, nous avons souligné que le défi consiste désormais à mettre effectivement en œuvre ces engagements sur le terrain, en particulier dans le contexte d’un « flux inverse » croissant vers le sud. Franciscans International a exhorté le gouvernement à garantir une approche de la migration et de la gouvernance des frontières fondée sur les droits humains.

Déclaration complète (en anglais)

Point 4 : Débat général – Mozambique (17 mars)

Les groupes armés ont continué de mener des attaques dans la province de Cabo Delgado, provoquant le déplacement d’un demi-million de personnes. La décision prise en janvier 2026 de reprendre l’extraction de gaz naturel liquéfié risque d’aggraver ces attaques. De plus, des organisations de la société civile ont fait état de graves violations des droits de l’homme liées à ce projet. Alors que le Mozambique se prépare à faire l’objet de son Examen périodique universel plus tard cette année, nous avons appelé tous les États membres à formuler des recommandations constructives, telles que l’adoption de mesures visant à s’attaquer aux causes profondes du conflit, y compris des mesures socio-économiques et politiques visant à remédier aux inégalités structurelles. 

Déclaration complète (en anglais)

Point 3 : Débat général – Indonésie (11 mars)

Plus de 42 000 hectares de forêt ont été défrichés pour le projet stratégique national de Merauke, en Papouasie du Sud, afin de cultiver du riz et de la canne à sucre. Fin 2025, les autorités ont reclassé 487 000 hectares supplémentaires en vue d’une nouvelle expansion, ce qui pourrait en faire le plus grand projet de déforestation au monde. Au-delà de ses dommages environnementaux, ce projet a déjà de graves répercussions sur les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la culture et le mode de vie des peuples autochtones de Papouasie. Dans une déclaration commune, nous avons exhorté le gouvernement à suspendre ce projet stratégique dans l’attente d’une évaluation environnementale complète et indépendante, et à adopter le projet de loi sur les peuples autochtones afin de garantir leur reconnaissance et leur protection. 

Déclaration complète (en anglais)

Point 3 : Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur un environnement sain (9 mars)

Alors que nous nous trouvons dans un contexte de guerre croissante suite à l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, Franciscans International a souligné non seulement le coût humain du conflit, mais aussi les dommages intergénérationnels causés aux personnes et à l’environnement par la pollution et les substances toxiques générées par les militaires et leurs munitions. Tout en saluant les recommandations du Rapporteur spécial invitant les États à aligner leurs normes nationales de qualité de l’air sur les directives de l’Organisation mondiale de la santé, nous avons exprimé notre préoccupation quant au fait que la limite légale pour les polluants en Bosnie-Herzégovine reste supérieure à ces directives, une question que Franciscans International avait déjà soulevée lors de l’Examen périodique universel. 

Déclaration complète (en anglais)

Point 3 : Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur le droit à un logement convenable – Guatemala (4 mars)

Les Guatémaltèques continuent de subir de profondes inégalités en matière d’accès à la terre et au logement, d’incertitude juridique quant aux droits fonciers et d’expulsions forcées récurrentes, tant judiciaires qu’extrajudiciaires. Dans une déclaration commune, Franciscans International a salué le rapport du Rapporteur spécial qui soulève ces réalités et leur impact disproportionné sur les peuples autochtones et les communautés paysannes. Nous avons exhorté le Conseil à demander au Guatemala de remédier de toute urgence à cette situation, notamment en instaurant un moratoire sur les expulsions, en luttant contre le racisme structurel et la discrimination à l’égard des peuples autochtones et en garantissant l’indépendance judiciaire. 

Déclaration complète (en espagnol)

Point 3 : Dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme (3 mars)

Aux Philippines, les défenseurs des droits de l’homme continuent d’exercer leur mission au péril de leur vie, les défenseuses autochtones étant particulièrement exposées. Plus généralement, la loi est systématiquement utilisée comme une arme contre les défenseurs afin de criminaliser toute dissidence légitime. Parallèlement, la responsabilité vis-à-vis des victimes de la « guerre contre la drogue » reste difficile à établir. Dans une déclaration commune, nous avons exhorté le gouvernement à adopter sans délai la loi sur la protection des défenseurs des droits humains, à garantir des enquêtes indépendantes, transparentes et rapides sur les cas d’exécutions extrajudiciaires, et à abolir immédiatement le Groupe de travail national pour mettre fin au conflit armé communiste local.

Déclaration complète (en anglais)

Table ronde sur les droits de l’homme et la culture de la paix (4 mars)

Les Franciscains se sont joints à Pax Christi et à d’autres organisations pour exprimer leur profonde préoccupation face aux conflits en cours dans le monde entier, en particulier les situations où l’injustice structurelle, l’exclusion et le déni des droits humains continuent d’alimenter les souffrances. Notant que les initiatives qualifiées d’« efforts de paix » ne s’attaquent qu’aux symptômes du conflit plutôt qu’à ses causes profondes, les organisations ont souligné que le multilatéralisme authentique reste essentiel pour relever ces défis mondiaux communs.

Déclaration complète (en anglais)

Point 2 : Débat général – Réforme des Nations unies (2 mars)

Dans une déclaration commune avec le Service international pour les droits de l’homme, nous avons exprimé notre inquiétude face à la crise de responsabilité, à la crise financière et à la crise de légitimité auxquelles est confronté le multilatéralisme en matière de droits humains. Afin de créer un système plus crédible, plus inclusif et plus juste, il est essentiel que les États garantissent un financement adéquat au pilier des droits humains de l’ONU, donnent au Conseil des droits de l’homme les moyens de lutter contre l’impunité et de mieux répondre aux crises, et continuent à défendre les droits humains en cette période de réforme de l’ONU.

Déclaration complète (en anglais)

Point 2 : Débat général – Madagascar (2 mars)

Le nouveau Gouvernement de Refondation de Madagascar, mis en place après une vague de manifestations menées par la génération Z, a annoncé des réformes visant à lutter contre la corruption, à garantir l’égalité d’accès aux services publics et à renforcer l’État de droit. Dans ce contexte, l’engagement auprès des mécanismes des Nations unies en matière de droits humains constitue une étape cruciale. Dans une déclaration commune, nous avons appelé le nouveau gouvernement à veiller à la mise en œuvre effective des recommandations relatives au changement climatique, aux migrations internes, au recours excessif à la détention préventive et à l’inclusion de la société civile, qui ont été formulées lors du dernier Examen périodique universel de Madagascar. 

Déclaration complète (en français)

Vignette : Photo ONU / Violaine Martin

Il s’agit d’une traduction automatique. Nous nous excusons pour les erreurs qui auraient pu en résulter. En cas de divergence, la version anglaise fait foi.