Une sécheresse persistante dans le sud de Madagascar, où 85 % de la population dépend encore de l’agriculture, a plongé plus de 1,47 million de personnes dans l’insécurité alimentaire et l’extrême pauvreté. Les conditions de vie difficiles ont favorisé la migration vers le nord, créant des tensions entre les communautés déplacées et les communautés d’accueil.
Madagascar étant le quatrième pays le plus vulnérable au changement climatique dans le monde, la dégradation de l’environnement et l’absence d’une politique globale pour faire face à cette nouvelle réalité aggravent encore la crise.
Franciscans International s’est récemment rendu à Antananarivo pour organiser un atelier et une série de réunions avec la société civile et d’autres parties prenantes clés, telles que les missions diplomatiques et les représentants des Nations unies, dans le but de mettre en œuvre les recommandations pertinentes acceptées lors de l’Examen périodique universel de Madagascar en 2025. Cette initiative fait suite à une formation et à une mission d’enquête menées en 2024 par des membres de l’Ordre franciscain séculier auprès des communautés déplacées et des responsables locaux. Leurs conclusions ont servi de base à un rapport conjoint des parties prenantes rédigé par FI et à la participation de deux franciscains lors de la pré-session de l’EPU précédant l’examen de Madagascar, au cours de laquelle 80 % des recommandations franciscaines ont été prises en compte.
Cependant, depuis l’adoption du rapport, la situation politique à Madagascar a considérablement changé. Après les manifestations généralisées de septembre 2025 qui ont conduit à la destitution du président Rajoelina, un gouvernement de transition dirigé par le colonel Randrianirina s’est engagé à répondre aux principales revendications des manifestants de la génération Z, notamment le manque de services publics, la corruption endémique et la pauvreté.
Bien que l’on perçoive généralement un espace civique plus ouvert sous la nouvelle administration, aucune priorité spécifique n’a été accordée à la mise en œuvre des recommandations de l’EPU. Avec sept rapports nationaux en suspens auprès des organes conventionnels des Nations unies et l’institution nationale des droits de l’homme sans commissaires depuis juillet 2025, l’agenda des droits de l’homme ne semble pas être une priorité pour le nouveau gouvernement.
Dans ce contexte, une partie de l’atelier animé par FI s’est concentrée sur le renforcement des réseaux avec la société civile et les organisations confessionnelles, ainsi que sur le renforcement des capacités locales des Franciscains à s’approprier le processus de l’EPU. Dans le cadre de cette stratégie, les Franciscains séculiers prévoient une deuxième mission d’enquête à Mahajanga à la mi-2026 afin d’évaluer la mise en œuvre des recommandations acceptées de l’EPU et de fournir un retour d’information aux autorités. FI continuera à s’appuyer sur ces conclusions pour soulever la question de la situation des droits humains à Madagascar auprès des Nations unies, notamment par des interventions lors de la prochaine session du Conseil des droits de l’homme et du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.
Il s’agit d’une traduction automatique. Nous nous excusons pour les erreurs qui auraient pu en résulter. En cas de divergence, la version anglaise fait foi.